Oracle University a annoncé le 20 octobre 2026 la disponibilité du parcours et de la certification Oracle Multicloud Foundations Associate. Le nouvel examen porte le code 1Z0-1144-26. Il vise aussi bien les profils techniques que non techniques, ne demande pas d’expérience pratique préalable et évalue les bases nécessaires pour comprendre Oracle AI Database dans AWS, Google Cloud et Microsoft Azure.
Cette disponibilité mérite d’être distinguée d’une simple mise à jour de catalogue. En août, Oracle présentait Multicloud Foundations comme une certification prévue pour septembre 2026. L’annonce officielle du 20 octobre (nouvel onglet) confirme désormais le cours, le plan d’examen, le code, le format et les conditions de réussite. Pour un candidat, c’est donc le bon moment pour passer d’une veille sur un futur parcours à une préparation fondée sur un référentiel publié.
Les informations confirmées pour l’examen 1Z0-1144-26
| Élément | Information officielle |
|---|---|
| Certification | Oracle Multicloud Certified Foundations Associate |
| Examen | Oracle Multicloud Foundations Associate |
| Code | 1Z0-1144-26 |
| Format | 40 questions à choix multiple |
| Durée | 60 minutes |
| Score requis | 65 % |
| Expérience pratique exigée | Aucune |
| Public | Profils techniques et non techniques |
| Environnements couverts | Oracle AI Database@AWS, @Google Cloud et @Azure |
Oracle invite les candidats à suivre le parcours, à consulter les objectifs puis à utiliser l’examen pratique gratuit avant de planifier l’épreuve. La page Oracle MyLearn du parcours (nouvel onglet) et la page de l’examen 1Z0-1144-26 (nouvel onglet) sont les points d’entrée officiels.
Le mot « Foundations » est important. Cette certification ne valide pas l’administration approfondie d’Exadata, ni la conception détaillée d’un réseau multicloud. Elle vérifie que le candidat sait expliquer les offres, les architectures, l’onboarding, le cycle de vie des bases, la résilience, la migration et la sécurité au niveau fondamental.
Les six domaines et leur poids
Le plan officiel répartit l’examen en six objectifs. Les trois blocs centraux représentent ensemble 60 % de l’épreuve.
| Domaine | Pondération |
|---|---|
| Expliquer les solutions multicloud Oracle | 10 % |
| Comprendre l’architecture multicloud | 20 % |
| Maîtriser les bases de l’onboarding Oracle AI Database@CSP | 20 % |
| Décrire les services de base de données et leur cycle de vie | 20 % |
| Expliquer la résilience et la haute disponibilité | 15 % |
| Expliquer la migration et la sécurité | 15 % |
Cette structure donne une priorité claire. Une préparation limitée à une comparaison commerciale entre AWS, Azure et Google Cloud serait insuffisante. Il faut consacrer l’essentiel du temps à la manière dont Oracle AI Database@CSP est architecturé, activé puis exploité.
La pondération ne donne toutefois pas le nombre exact de questions par domaine. Avec 40 questions, une conversion mécanique des pourcentages peut aider à répartir ses révisions, mais elle ne garantit pas la distribution réelle d’une session. Utilisez les poids comme un guide de temps, pas comme une prédiction.
Ce que couvre réellement le parcours
Le cours comprend six modules qui suivent la logique du plan d’examen.
1. Concepts et cas d’usage multicloud
Le premier module situe les offres Oracle dans une stratégie multicloud. Le candidat doit pouvoir expliquer pourquoi une organisation garde ses applications ou ses services analytiques chez un hyperscaler tout en utilisant les capacités d’Oracle AI Database. L’objectif n’est pas de réciter des avantages génériques du cloud, mais de comprendre la place des offres Oracle dans un environnement réparti.
2. Architecture et interconnexions
Le deuxième module traite de l’architecture Oracle AI Database@CSP et des interconnexions. Préparez un schéma personnel qui distingue le plan de gestion, l’emplacement du service de base de données, les chemins de connectivité et les responsabilités des deux fournisseurs. Le schéma doit rester conceptuel : l’examen Foundations ne transforme pas le candidat en ingénieur réseau, mais il exige un vocabulaire précis.
3. Onboarding, accès et consommation
L’onboarding couvre les rôles, les autorisations, les étapes d’activation, les offres privées ou publiques, ainsi que la facturation et la consommation. C’est un domaine facile à sous-estimer parce qu’il mêle technique, identité et aspects commerciaux. En révision, construisez une chronologie : qui accepte l’offre, qui attribue les permissions, qui provisionne et où les coûts deviennent visibles.
4. Services et cycle de vie
Oracle cite trois familles : Autonomous AI Database, Exadata Database Service et Base Database Service. Il faut reconnaître leur place et les opérations fondamentales de provisionnement, de connectivité, de gestion et de supervision. Pour approfondir Exadata au-delà du niveau Foundations, notre article sur le parcours Oracle Exadata Professional et l’examen 1Z0-1193-26 décrit un cursus séparé, plus opérationnel.
5. Résilience et haute disponibilité
Le parcours aborde sauvegarde, restauration, Autonomous Recovery Service et Oracle Maximum Availability Architecture. Une bonne préparation consiste à relier chaque mécanisme à un besoin : restaurer après une erreur, maintenir la disponibilité ou organiser une reprise après sinistre. Évitez d’apprendre des noms sans savoir quel risque chacun traite.
6. Migration et sécurité
Le dernier module introduit les approches de migration, notamment Zero Downtime Migration (ZDM), ainsi que la protection des données et la configuration de sécurité. Au niveau Foundations, le candidat doit surtout choisir une approche cohérente et identifier les précautions, plutôt que mémoriser une procédure exhaustive.
Un plan de préparation en trois étapes
Étape 1 : établir une carte des services
Commencez par les six modules et créez une fiche par domaine. Sur chaque fiche, inscrivez les acteurs, les ressources Oracle, l’hyperscaler concerné et le résultat attendu. Ajoutez un exemple pour AWS, Azure et Google Cloud afin d’éviter de préparer seulement l’environnement que vous utilisez au travail.
Le parcours peut aussi compléter une trajectoire cloud plus large. Si vous préparez déjà plusieurs éditeurs, notre guide du parcours de certifications IA AWS en 2026 aide à séparer les compétences propres à AWS des notions réellement multicloud.
Étape 2 : pratiquer la comparaison, pas la mémorisation isolée
Pour chaque service de base de données, posez quatre questions :
- Où le service est-il fourni ?
- Comment une équipe obtient-elle l’accès ?
- Comment les applications s’y connectent-elles ?
- Quelles options protègent et déplacent les données ?
Ensuite, entraînez-vous sur des scénarios. Une entreprise veut conserver une application dans Azure tout en rapprochant sa base Oracle ; une autre doit protéger une base critique et définir une reprise. Votre réponse doit identifier la famille de service, la connectivité et les éléments de résilience pertinents, sans inventer un détail non présent dans le référentiel.
Étape 3 : utiliser l’examen pratique comme diagnostic
Passez l’examen pratique après une première couverture complète. Classez chaque erreur selon les six objectifs officiels. Si les erreurs se concentrent sur onboarding et architecture, ce bloc représente déjà 40 % du plan : corrigez-le avant de multiplier les questionnaires.
Réservez enfin une simulation de 60 minutes. Quarante questions donnent une moyenne de 90 secondes par question. Ce calcul est un repère de gestion du temps, pas une règle Oracle. Gardez une marge pour relire les formulations qui mélangent service Oracle, hyperscaler et responsabilité.
À qui cette certification apporte le plus de valeur ?
Le parcours convient aux débutants cloud, professionnels des bases de données, architectes ou ingénieurs IT qui doivent comprendre les options Oracle chez plusieurs fournisseurs. Il peut aussi aider les profils métier impliqués dans la sélection, l’onboarding ou la consommation des services.
Un administrateur Oracle expérimenté peut trouver le niveau technique introductif. Son intérêt sera alors de structurer une vision transversale AWS–Azure–Google Cloud avant de choisir une certification Professional. À l’inverse, un débutant complet devrait revoir au préalable les notions de cloud, de réseau et de base de données : Oracle ne les impose pas comme expérience pratique, mais indique que ces connaissances de base sont utiles.
Ce que la certification ne remplace pas
L’examen 1Z0-1144-26 n’est pas un badge d’administration avancée et ne remplace pas une spécialisation propre à chaque hyperscaler. Il ne prouve pas non plus qu’un candidat a déployé une architecture de production. Le parcours valide une compréhension structurée des offres et des décisions fondamentales.
Cette distinction est utile sur un CV : présentez la certification comme une base multicloud Oracle, puis ajoutez des projets ou des certifications techniques pour démontrer l’exécution. Un petit laboratoire documenté — architecture, choix de connectivité, sauvegarde et procédure de migration — donnera plus de contexte qu’une liste de produits.
FAQ
La certification est-elle réellement disponible ?
Oui. Oracle University l’a annoncée comme « Now Available » le 20 octobre 2026 et fournit les liens vers le parcours, l’examen pratique et l’examen 1Z0-1144-26.
Faut-il une expérience pratique ?
Oracle indique qu’aucune expérience pratique n’est requise. Une connaissance de base du cloud et des bases de données reste utile.
Le cours et l’examen sont-ils la même chose ?
Non. Le cours organise les connaissances en six modules. L’examen de 40 questions valide ces connaissances avec un score requis de 65 %.
Cette certification est-elle centrée sur un seul cloud ?
Non. Le référentiel couvre Oracle AI Database@AWS, Oracle AI Database@Google Cloud et Oracle AI Database@Azure. La préparation doit donc comparer les trois environnements plutôt que se limiter à un fournisseur.
Avant l’inscription, vérifiez toujours les modalités affichées dans Oracle MyLearn pour votre compte et votre région. L’annonce officielle fixe le format et le plan ; la plateforme d’examen reste la source opérationnelle pour l’accès et la planification.



